Historique

 

1977 - 2007

Le Budo-Club Ychoussois
a trente ans.
 

 


SECTION AIKIDO


Dans le courant du mois de septembre 1977, une démonstration d’aïkido fut organisée dans la salle des fêtes à Ychoux. A la demande de madame Chantal Duport, conseillère municipale, Antoine Deschamps réunit une vingtaine de pratiquants de tous niveaux pour assurer cette prestation. A cette époque, Antoine Deschamps devait avoir le grade de 2ème Dan.

En l’absence de tatami, la démonstration s’est effectuée grâce à un ensemble assez rustique, aimablement mis à disposition par le docteur Jean Marsaud ( le père de notre actuel président). Cet ensemble mérite un minimum d’explications

Il se composait de quatre pièces de bois d’environ 6 mètres de long, sur 20 cm de large et 5cm d’épaisseur que l’on assemblait pour former un carré. A l’intérieur de cet espace, on déroulait cinq (ou six) rouleaux de jute bourrés de kapok. On fixait enfin par-dessus, à l’aide de sandows, une bâche carrée. Le tout formait un espace de travail de 36 m2 environ. Il devait servir bien au-delà de cette démonstration…

Il semble que cette initiative répondait à une attente, car un public assez nombreux est venu assister à cette première séance d’aïkido. A l’issue de la démonstration, une discussion s’est engagée entre les animateurs et le public. Assez vite, il est apparu que quinze personnes environ étaient intéressées par la pratique de l’aïkido et rendez-vous fut pris pour une réunion en vue de jeter les bases d’un futur club à Ychoux.

La réunion tenue quelques jours plus tard, s’est spontanément transformée en assemblée générale constituante et les membres du premier bureau furent élus sur le champ.

 

Président : Philippe Debiol
Vice-président : Georges Berenguier
Trésorier : Mr. Moser
Secrétaire : Marie-Claude Dupouy

 

Il fut décidé que le club serait baptisé

 

BUDO CLUB YCHOUSSOIS 

 



Le terme générique « budo » laissant le champ libre pour intégrer tout autre art martial qui souhaiterait s’installer à Ychoux.
Le premier enseignant, nommé par Antoine Deschamps:

 

Joseph MAIZERAY, CN 1er Dan 

 




 

Les séances d’entraînement ont démarré dans la foulée sur le cadre de 36 m2 décrit plus haut, installé sur le parquet de la salle des fêtes et démonté après chaque cours.
Ces manipulations de montage et démontage du cadre étaient, bien entendu, une contrainte assez lourde. Entre chaque entraînement, le matériel était entreposé sous la scène de la salle des fêtes et il fallait compter environ 20 minutes de manutention pour le montage, un peu moins pour le démontage et le rangement car la main d’œuvre était plus nombreuse.

L’existence du Budo Club fut concrétisée par la parution de son acte de naissance au journal officiel, son agrément par le ministère de la jeunesse et des sports et enfin son affiliation à la FFAD. ( Fédération Française d’Aïki-Do )

Ces manipulations de montage et démontage du cadre étaient, bien entendu, une contrainte assez lourde. Entre chaque entraînement, le matériel était entreposé sous la scène de la salle des fêtes et il fallait compter environ 20 minutes de manutention pour le montage, un peu moins pour le démontage et le rangement car la main d’œuvre était plus nombreuse.

L’existence du Budo Club fut concrétisée par la parution de son acte de naissance au journal officiel, son agrément par le ministère de la jeunesse et des sports et enfin son affiliation à la FFAD. ( Fédération Française d’Aïki-Do )

La FFAD avait comme expert national, maître André Noquet, 8ème Dan, ancien élève de O Sensei à l’Aïkikai. Au plan régional, l’expert était maître André Brun, 5ème Dan.

A l’issue de la saison 1977/78, Philippe Debiol a fait l’objet d’une mutation professionnelle et n’a pu continuer d’assumer ses fonctions de président. Le vice-président s’est vu naturellement promu à la fonction supérieure, ce qui devait durer un certain temps… Joseph Maizeray a pu assurer les cours jusqu’à la fin de saison 1978/79, puis il a lui aussi été muté.

Parmi les pratiquants assidus, Gilbert Héliès avait progressé beaucoup plus vite que la moyenne des autres. Il avait obtenu le grade de 1er kyu, alors que, dans le reste des aikidoka, les plus doués avaient la ceinture bleue de 2ème kyu. C’est donc tout naturellement que le président pensa lui confier le poste vacant de professeur, sous la tutelle d’Antoine Deschamps. Cette solution était acceptable à titre transitoire, en attendant que Gilbert passe l’examen de 1er Dan et elle aurait sans doute donné satisfaction, si le directeur départemental de la jeunesse et des sports n’avait choisi ce moment pour venir inspecter les conditions de fonctionnement du Budo Club. Le maire et le président craignaient surtout que la pratique dans la salle des fêtes, sans vestiaires et sans installations sanitaires soit jugée rédhibitoire. Cependant, après avoir consciencieusement visité les locaux et s’être fait expliquer en détail le déroulement des séances d’aikido, le directeur départemental a posé une question à laquelle personne ne s’attendait :

- Et qui est l’enseignant ? Quelles sont ses qualifications ?

Il a bien fallu lui expliquer l’arrangement envisagé et là, tout a failli capoter. Le directeur estimait possible la pratique de l’aikido dans les conditions matérielles que nous lui avions présentées, mais il exigeait au minimum le grade de 1er Dan pour enseigner. Nous avons du négocier et promettre de trouver un 1er Dan pour assurer l’intérim, avec obligation d’en communiquer le nom au directeur départemental, jusqu’à l’obtention de ce grade par Gilbert.

Fort heureusement, tout est rentré dans l’ordre grâce à la bonne volonté de Yves Abriat qui avait la qualification requise et qui a bien voulu accepter cette charge. Yves a donc assuré l’enseignement pour la saison 1979/80 à la satisfaction de tous. Pour une raison que j’ignore, la FFAD a changé de nom cette saison là, pour devenir la FFAK, Fédération Française d’Aikido et de Kobudo. Pour les curieux, Kobudo désigne les anciennes écoles qui enseignaient le budo, ou voie martiale.

Gilbert Héliès, préparé de façon intensive par Antoine Deschamps, a obtenu brillamment le 1er Dan lors du passage de grades organisé à Bordeaux le 9 mars 1980. Yves Abriat lui a passé le relais pour la saison 80/81.

Au cours de cette saison, nous avons abandonné le cadre rustique qui nous avait si bien dépannés jusque là. Grâce à un prêt sans intérêt consenti par la fédération, une subvention de la mairie et une participation financière de tous les pratiquants, nous avons pu acheter 60 m2 de tatami. Ce n’était pas encore la panacée, car il fallait toujours les entreposer sous la scène, les assembler sur le parquet et les rendre plus ou moins solidaires à l’aide de quatre cornières métalliques reliées par un câble d’acier. Un mécanisme à cliquet permettait de tendre le câble, mais le résultat n’était pas très convaincant : pas assez tendu, les tapis s’écartaient dès la première chute ; trop tendu, ils se soulevaient et tout était à refaire.

Fortement aiguillonnés par l’enthousiasme des néophytes, les responsables du Budo Club ont organisé, dès 1980, de nombreuses démonstrations, souvent animées par Maître André Brun et ses élèves Bernard Boirie et Philippe Léon. Ces démonstrations n’ont jamais attiré un vaste public et, en supposant qu’elles aient contribué à faire découvrir l’aikido à un petit nombre, elles n’ont jamais suscité la moindre adhésion directe.

Vers la fin de saison 81/82, Gilbert Héliès qui habitait Pissos à cette époque, réussit à obtenir l’autorisation d’utiliser une ancienne salle paroissiale de ce village, sous réserve de la remettre en état. Après quelques week-ends de nettoyage, replâtrage et peinture, le nouveau « dojo » était prêt à recevoir ses tatami pour attaquer la saison 82/83. Nous étions encore très loin des normes de sécurité. La salle était très étroite et il fallut poser les tapis de mur à mur, sans protection murale bien entendu. Pas de sanitaires, pas de vestiaires. Seul point positif, les tatami restaient en place.

Le Budo Club a ainsi fonctionné à Pissos pendant deux saisons : 82/83 et 83/84. A ce moment là, la municipalité d’Ychoux a proposé l’ancien grenier situé au-dessus du foyer des retraités. Cette fois encore, len ettoyage incombait à la partie prenante et quel nettoyage ! Il y avait un plafond en planches, accessible par une trappe, qu’il a fallu démonter après l’avoir débarrassé d’environ 5 centimètres de poussière accumulée depuis près d’un siècle.

La pièce mesurait 8 mètres sur 8 et là encore, les tatami furent installés de mur à mur. Mais, à la différence de la salle de Pissos, il fut possible de faire installer un semblant de protection murale confectionnée par un artisan de Parentis et payée par la commune. Le local possédait une magnifique charpente à l’ancienne, mais, depuis la démolition du plafond, la pièce donnait directement sur les tuiles de la toiture. La municipalité se chargea d’isoler en plaçant des rouleaux de laine de verre, et mis à notre disposition quelques paquets de lambris. Après encore quelques week-ends consacrés à la pose de ce lambris, le dojo est devenu ce que quelques uns d’entre vous ont connu, puisqu’il devait servir jusqu’à la mise à disposition du dojo actuel en décembre 2000.

Pendant la saison 1983/84, la FFAD a été dissoute. Certains clubs ont alors rejoint la FFAB, d’autres dont le Budo Club ont choisi la FFAAA – ( Fédération Française d’Aikido Aikibudo et Affinitaires), suivant ainsi maître André Brun. Ce premier passage du Budo Club à la FFAAA devait être bref. En effet, pour d’obscures raisons – obscures en tous cas au niveau du pratiquant de base – les relations entre la fédération et maître Brun sont devenues explosives, au point que ce dernier a décidé de créer sa propre fédération, la FFAT ( Fédération Française d’Aikido Traditionnel). Le Budo Club a naturellement suivi son expert Cette situation devait durer six ans, de la saison 1984/85 jusqu’à la saison 1989/90 incluse. Au cours de ces six années, Gilbert Héliès a assuré l’enseignement pour les adultes et, à partir de 1987, il a été secondé par Yveline Li qui s’est vue confier l’enseignement au sein de l’école d’Aikido.

Parmi les pratiquants adultes, certains venaient de Biscarrosse et de Parentis, non pour la qualité des installations tenant lieu de dojo, mais parce qu’ils avaient choisi de suivre l’enseignement dispensé par Gilbert. Quelques uns de ces pratiquants exerçaient des professions impliquant des mutations géographiques à plus ou moins longue échéance. Cette particularité a fait apparaître une grave lacune dans les statuts de la FFAT : Les grades attribués par cette fédération n’étaient pas reconnus par les instances nationales. Pour rassurer les pratiquants susceptibles de quitter la région Aquitaine, il a donc fallu rentrer dans le giron d’une fédération reconnue par le ministère de la jeunesse et des sports. Le Budo Club a alors rejoint la FFAB ( Fédération Française d’Aikido et de Budo).

Gilbert Héliès a continué l’enseignement pendant la saison 1990/91 au sein de cette nouvelle fédération, puis il a quitté les Landes et le relais est passé entre les mains d’Olivier Gardent qui venait fort opportunément d’obtenir le 1er Dan et de s’installer à Ychoux avec sa famille.

En 1995, Françoise Vermis a accepté la charge de présidente, avec un bureau composé de G.Berenguier vice-président, Françoise Puig secrétaire et O.Gardent trésorier.

Seule ombre au tableau : Olivier était licencié à la FFAAA et, à l’unanimité, les pratiquants ont estimé qu’il fallait régulariser cette situation dès la prochaine saison sportive. La solution retenue fut de s’aligner sur le professeur et de rallier la FFAAA à partir de la saison 1997/98.

Françoise Vermis a donné sa démission pour raisons personnelles, après avoir exercé la présidence une seule saison, 1995/96. L’appel à candidature pour la succession restant sans écho, Olivier Gardent s’est proposé et a été élu, cumulant ainsi les postes de président et d’enseignant. Personne ne s’est vraiment posé la question de savoir si cet état de fait était conforme aux statuts et c’était sans doute préférable pour la survie du Budo Club.

L’affiliation à la FFAAA durera trois ans, jusqu’à la saison 1999/2000 incluse. Ensuite, le Budo Club va connaître une période de turbulence qui a bien failli lui être fatale. Olivier Gardent s’est trouvé confronté à de graves problèmes familiaux, il a du quitter Ychoux et résilier ses fonctions de président et d’enseignant. La présidence a été rapidement et efficacement pourvue grâce à la candidature du docteur Pierre Marsaud qui fut élu à l’unanimité.

Le remplacement de l’enseignant était plus épineux. Le seul brevet fédéral du club était détenu par Georges Berenguier qui avait quelque peu dépassé l’âge raisonnable pour assumer correctement cette tâche, mais surtout, ce brevet était délivré par la FFAB. Contact fut pris avec la présidente de la ligue d’Aquitaine FFAAA, pour lui demander de transformer par équivalence ce brevet fédéral FFAB en brevet FFAAA. La réponse fut un refus catégorique, au prétexte que les critères de délivrance de ces brevets n’étaient pas les mêmes pour les deux fédérations. Il fallait trouver une solution pour sortir le club de cette impasse et attaquer la saison 2000/2001 dans de bonnes conditions.

Fort heureusement, une période faste s’ouvrait pour le Budo Club et un enchaînement de circonstances favorables allait le conduire vers la situation très enviable qu’il occupe aujourd’hui.

La première fut le retour au sein de la FFAB, tête basse et toute honte bue, pour bénéficier du seul brevet fédéral valide. Le président de la ligue FFAB se montra plus compréhensif que sa collègue de la fédération concurrente et le retour de l’enfant prodigue se passa assez bien, sans aller cependant jusqu’au sacrifice du veau gras en notre honneur.

Ensuite, après plus de vingt ans d’attente incrédule, le dojo nouveau est arrivé. Inauguré le 12 décembre 2000 par M. Alain Vidalies député des Landes, M. Marc Ducom maire d’Ychoux, en présence des membres du conseil municipal et des représentants des clubs landais, ce remarquable ensemble allait permettre au Budo Club de fonctionner dans des conditions optimales et d’organiser des stages à l’échelon départemental sur ses 144 m2 de tatami. Un grand merci à M. le maire et à son équipe municipale.

Honoré d’un président hautement représentatif et dévoué, le Budo Club s’est trouvé un trésorier exceptionnel en la personne de Richard Gleizes, passé maître en l’art délicat de ciseler les dossiers de demandes de subventions.

En marge de l’activité spécifique aikido, les repas concoctés par Claude Crochetet et son épouse Huguette ont contribué à la promotion du Budo Club dans le village et la « choucroute aikido » a connu son heure de gloire. Malheureusement, Claude et Huguette nous quittent pour retrouver leur Alsace natale.

A partir de la saison 2006/2007, le Budo Club intègre une section Taiji Quan, affiliée à la Fédération Française Wushu.

Mais, enfin et surtout, la formidable chance du Budo Club fut l’acceptation par Frédéric Rolland d’assurer les cours à Ychoux. Grâce à sa compétence technique, ses qualités pédagogiques, sa disponibilité et sa faculté d’adaptation à tous les niveaux de ses élèves, Frédéric dispense un enseignement digne de celui proposé par les plus grands clubs régionaux. Un grand merci à Frédéric et……

 

Longue vie au Budo Club Ychoussois…

 







SECTION TAIJI QUAN


Un groupe de pratiquants initialement formés par Dominique Corbel - que ses obligations professionnelles ont éloigné des Landes - s'est constitué en section du Budo Club Ychoussois. Ce choix répond à la vocation du Budo Club, qui est d'accueillir en son sein tous les arts martiaux.
La section Taiji Quan - ou Taichi Chuan - est affiliée à la Fédération Française Wushu ( arts énergétiques et martiaux chinois ).
La pratique du Taiji Quan a lieu au dojo les jeudi de 18h30 à 20h00 et samedi de 10h30 à 12h00, animée par les membres issus du groupe originel. Cette pratique conviviale bi-hebdomadaire est complétée par deux stages annuels à Azur, sous la direction du Dr. Etchetto, Conseiller Technique National (CTN) de la fédération.